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Il est important que l’Iran respecte les engagements qu'il a pris au titre du PAGC, déclare le Directeur général de l’AIEA

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Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA en réunion au Siège de l'Agence, à Vienne. (Photo : D. Calma/AIEA)

Il est essentiel que l'Iran respecte pleinement les engagements liés au nucléaire qu'il a pris au titre du Plan d’action global commun (PAGC), a affirmé aujourd’hui le Directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, au Conseil des gouverneurs de l'Agence.

M. Amano a noté l’annonce faite le 8 mai par le Conseil suprême de sécurité nationale iranien selon laquelle il avait « ordonné l’arrêt de l’application de certaines mesures » prises au titre du PAGC.

« Les tensions croissantes autour de la question nucléaire iranienne me préoccupent », a-t-il déclaré. « Comme je l’ai toujours souligné, les engagements liés au nucléaire pris par l’Iran au titre du PAGC constituent un grand pas en avant en matière de vérification nucléaire. J’espère donc que nous trouverons les moyens d'apaiser les tensions actuelles par le dialogue. Il est essentiel que l’Iran respecte pleinement les engagements liés au nucléaire qu'il a pris au titre du PAGC. »

Depuis janvier 2016, l’Agence vérifie et contrôle la mise en œuvre des engagements liés au nucléaire pris par l’Iran au titre du PAGC.

« L’Agence continue de vérifier le non-détournement de matières nucléaires déclarées par l’Iran en vertu de son accord de garanties. Les évaluations concernant l’absence de matières et d’activités nucléaires non déclarées en Iran se poursuivent », a dit M. Amano aux 35 membres du Conseil, qui tient cette semaine sa réunion trimestrielle ordinaire.

Coopération technique

M. Amano a informé le Conseil des efforts continus que fait l’Agence pour établir et renforcer des partenariats et augmenter la visibilité de son programme de coopération technique.

« Nous avons souligné les contributions de la science et de la technologie nucléaires aux objectifs de développement durable lors de deux événements d'importance : le Forum politique de haut niveau pour le développement durable et la Conférence internationale sur les partenariats public-privé pour la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 », a-t-il déclaré.

M. Amano a rendu compte de sa visite récente à Cuba dans le cadre du 35e anniversaire de l’Accord régional de coopération pour la promotion de la science et de la technologie nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes (ARCAL). « En collaboration étroite avec l'Agence, l’ARCAL est devenu un excellent exemple de coopération Sud-Sud, où des utilisateurs avancés de la technologie nucléaire partagent leur savoir-faire avec leurs voisins. »

M. Amano a rappelé au Conseil qu'il importait de maintenir les contributions des États Membres au programme de coopération technique à « un niveau permettant à l’Agence de répondre à la demande croissante de services ».

Notant que le cancer demeure une cible prioritaire de l’AIEA, M. Amano a donné une vue d’ensemble de ses travaux dans ce domaine. Le soutien apporté à de nombreux pays en développement a notamment consisté à établir et à renforcer les services de radiothérapie et de médecine nucléaire, et à former des spécialistes, notamment des radio-oncologues et des physiciens médicaux, a-t-il expliqué.

Le cancer sera le thème du Forum scientifique 2019 de l’AIEA, qui se tiendra en septembre.

Applications nucléaires

M. Amano a informé le Conseil de l'inauguration récente d'une installation d’accélérateur linéaire au Laboratoire de dosimétrie de l'AIEA à Seibersdorf (Autriche). L’Agence pourra ainsi fournir davantage de services de dosimétrie et de formations aux États Membres. Pour en savoir plus sur l'ouverture de l’installation, consulter cet article.

Informant le Conseil des efforts déployés par l’AIEA pour moderniser ses laboratoires des applications nucléaires, il a dit : « Je suis reconnaissant aux États Membres d’avoir apporté la somme de 3,75 millions d’euros qu'il fallait pour équiper et mettre en service les deux nouvelles installations. Les travaux sont en bonne voie et les nouvelles installations devraient entrer en service au cours des dix prochains mois. »

M. Amano a fait savoir que le Réseau de laboratoires diagnostiques vétérinaires VETLAB, établi par l’AIEA en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), aidait le Mozambique à se préparer à une possible poussée de maladies animales et de zoonoses, alors que le pays a déjà été frappé cette année par deux grands cyclones tropicaux qui ont tué plus de 300 000 animaux d’élevage et mis en danger six millions d’autres.

Sûreté et sécurité nucléaires

M. Amano a dit que les préparatifs de la prochaine Conférence ministérielle de l’AIEA sur la sécurité nucléaire, en 2020, étaient en cours. « J’espère que la Conférence ministérielle consolidera les réalisations de l’Agence de ces dix dernières années en matière de sécurité nucléaire et aidera à tracer la voie pour les années à venir. »

Énergie nucléaire

En ce qui concerne l’énergie nucléaire, M. Amano a fait savoir au Conseil que l’AIEA lancerait le mois prochain une nouvelle initiative d’évaluation de l'état des projets de déclassement présents et à venir dans le monde. « L’objectif est de trouver des possibilités de coopération entre États Membres », a-t-il précisé.

La Conférence internationale de l’AIEA sur les changements climatiques et le rôle de l’électronucléaire, en octobre prochain, mettra en lumière « les nombreuses manières dont la technologie nucléaire peut apporter des solutions éprouvées face aux défis climatiques les plus pressants du moment », a ajouté le Directeur général.

Vérification nucléaire

M. Amano a fait savoir au Conseil que l'AIEA continuait de surveiller le programme nucléaire de la Corée du Nord, ou République populaire démocratique de Corée (RPDC), au moyen d'informations provenant de sources librement accessibles et de l’imagerie satellitaire. « Nous restons prêts à jouer un rôle essentiel dans la vérification du programme nucléaire de la RPDC si les pays concernés devaient parvenir à un accord politique. »

M. Amano a demandé à la RPDC de « s'acquitter pleinement des obligations que lui imposent les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, de coopérer sans retard avec l'Agence et de régler toutes les questions en suspens, notamment celles qui sont survenues alors que les inspecteurs de l'Agence étaient absents du pays ».

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Dernière mise à jour : 25/06/2019

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