Les experts en sûreté radiologique du monde entier sont invités à partager leur expérience pratique de l’application des normes de sûreté de l’AIEA aux fins de protéger les travailleurs, les patients, la population et l’environnement contre les sources naturelles et artificielles de rayonnements lors d’une conférence entièrement virtuelle de l’AIEA, du 9 au 20 novembre.
Plus de 600 responsables de la réglementation, chercheurs, exploitants et professionnels de la radioprotection se sont déjà inscrits à la Conférence internationale sur la sûreté radiologique : améliorer la radioprotection dans la pratique.
« L’épidémie de COVID-19 a mis en suspens les réunions en présentiel et donné lieu à une nouvelle manière de travailler en réseau mais la sûreté radiologique, elle, n’est pas en suspens », déclare Juan Carlos Lentijo, Directeur général adjoint de l’AIEA et Chef du Département de la sûreté et de la sécurité nucléaires. « Nous continuons d’aider nos États Membres à mettre en œuvre le système actuel de radioprotection sur la base des prescriptions de sûreté de l’AIEA. »
Prévue pour durer une semaine, la conférence virtuelle a été étendue à deux semaines. Le nouveau calendrier, aux séances commençant plus tard le matin et plus tôt l’après-midi (heure d’Europe centrale), permettra une plus large participation depuis d’autres fuseaux horaires, donnant ainsi à tous une possibilité de contribuer, et de définir les principaux enjeux de la radioprotection et de proposer des solutions.
La conférence comprendra des tables rondes animées par des experts, sur les dernières évolutions dans le domaine de la radioprotection, notamment les enseignements tirés de la pandémie de COVID-19, et des séances techniques où des participants sélectionnés présenteront leurs travaux sur des sujets allant de l’application du principe de justification à la culture de sûreté.
« Une conférence virtuelle présente plusieurs difficultés techniques et organisationnelles, mais permet aussi de toucher un public plus large dans tous les pays et de réduire l’empreinte carbone occasionnée par les déplacements internationaux, » explique Tony Colgan, Chef de l’Unité de la radioprotection de l’AIEA et administrateur technique de la conférence.
La décision de tenir une conférence entièrement virtuelle a été prise en accord avec sept organisations internationales collaborant à l’organisation de la conférence : la Commission européenne (UE), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation internationale du Travail (ILO), l’Agence de l’énergie nucléaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE-AEN), l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Toutes ces organisations coparrainent les prescriptions de sûreté de l’AIEA (document Radioprotection et sûreté des sources de rayonnements : Normes fondamentales internationales de sûreté), fondement de nombreuses législations nationales en matière de radioprotection.