L’instrumentation mobile

La miniaturisation des ordinateurs accroît les possibilités d’utilisation des instruments mobiles de détection et de mesure des rayonnements. L’AIEA aide les États Membres à recourir à ces technologies sur le terrain, par exemple dans des zones sismiques ou minières. Les instruments mobiles peuvent aussi être mis à profit pour l’étude des objets historiques.

Le travail de l’AIEA dans ce domaine est multidisciplinaire et implique l’utilisation d’un large éventail de techniques.

L’instrument mobile le plus utilisé pour détecter la présence de rayonnements dans l’environnement est le détecteur de rayonnements gamma. Si les rayons gamma font partie du rayonnement de fond normal de l’environnement, ils sont présents en niveaux supérieurs dans certaines zones, soit à l’état naturel, soit du fait d’activités humaines. Ces dernières peuvent influer sur le rayonnement de fond normal de l’environnement quand des matières naturelles sont concentrées à un endroit ou quand des rayonnements sont émis à la suite d’un accident dans une installation nucléaire.

Quel que soit le cas de figure, des instruments tels que les compteurs Geiger-Müller, les détecteurs à scintillation et les détecteurs à semi-conducteur, une fois équipés de capteurs de positionnement, permettent de cartographier et de mesurer les rayonnements présents dans l’environnement. En mesurant et en quantifiant ces rayons gamma, on peut obtenir des informations sur les quantités de matières radioactives présentes dans l’environnement, mais aussi sur la provenance des isotopes radioactifs (c’est-à-dire leur source physique), ainsi que sur la propagation des rayonnements le cas échéant.

L’AIEA administre ENVIRONET, un réseau par le biais duquel elle aide ses États Membres à caractériser sur site les zones soumises aux effets des rayonnements. En outre, elle fournit aux États Membres une assistance par l’intermédiaire de son programme de coopération technique. L’AIEA et d’autres experts internationaux ont procédé à l’examen et à la caractérisation de nombreux sites en Afrique, en Amérique latine, en Europe et en Asie, s’appuyant pour cela sur diverses technologies d’instrumentation mobile.

L’utilisation des systèmes mobiles aux fins de la préservation du patrimoine culturel

Les spectromètres à fluorescence X portatifs sont extrêmement utiles à l’étude des œuvres d’art dans les collections de musées. La possibilité de transporter de tels instruments afin d’examiner les objets sur place facilite leur étude quand ceux-ci ne peuvent être déplacés, du fait de leur fragilité, de leur taille ou de leur poids. De plus, l’analyse non destructive est une solution préférable aux techniques d’échantillonnage invasives, qui ne sont généralement pas indiquées pour des objets uniques ou extrêmement précieux.

Les études sur site peuvent faciliter l’analyse de la composition chimique des matériaux dont sont constitués les objets historiques, de même que l’estimation de l’épaisseur de ces matériaux. Elles permettent également de déterminer si des pesticides ont été utilisés au cours de restaurations antérieures, ce qui représente une information importante pour la sûreté du personnel de musée.

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